mercredi 7 juin 2017

Pente-Côte d'Or


Cela faisait longtemps que nous n'avions plus profité d'un week-end prolongé pour mettre au programme une cavité française. L'idée était de trouver un objectif original. Avec les 3 jours de la Pentecôte qui s'annonçaient, nous avions demandé l'autorisation d'accès le 4 juin 2017 à la Porte Des Etoiles qui depuis 2012 permet d'atteindre l'immense réseau post-siphon de la Grotte dE Neuvon. 




Avec la bénédiction de J-Louis du CDS21 venu préalablement ouvrir la trappe d'accès située en plein champs sur les hauteurs de Plombières-les-Dijon, c'est par un radieux soleil que nous avons effectué matinalement la splendide marche d'approche d'une petite demi-heure pour atteindre le cabanon protégeant l'entrée.


Le matériel minutieusement préparé et la topo bien étudiée, l'équipement des puits d'entrée est confié à Jack et Christophe. Ils emportent 160 m de nouilles 36 moustifs et 5dev' pour descendre à -100. On comprendra de suite que ce n'est pas une formalité et qu'il faut bien s'appliquer pour faire ça dans les règles, d'autant que ça a été pensé pour éviter soit de souiller les parois (rappel guidé sur câble en place, prévoir une poulie) ou les chutes de pierres (pendules, MC aérienne et fractios plein pot). Heureusement, le brochage est irréprochable et pour qui est bien rôdé aux techniques de spéléo alpine, la descente est toute au plus sportive mais sans piège.Débutant, s'abstenir cependant.

On notera au passage l'incroyable boulot réalisé avant de percer à -40 le plafond de la salle Thomaths... Que de moyens et d'énergie mis en place pour aboutir, que de persévérance (8 ans...) il aura fallu pour permettre à tous d'avoir accès aux 20 bornes explorés début des années '70 derrière siphon !


Une fois débouché dans le plafond de la Cathédrale, on se rend de suite compte des dimensions de la galerie fossile ainsi recoupée. Dans ce qui est qualifié d'aval, on peut quasi courir sur 250 m jusqu'à un très beau volume magnifiquement décoré et puis aussi sur les murs des griffades d'ours des cavernes, dont on n'a d'ailleurs retrouvé à l'ouverture du réseau des ossements qui pourraient dater de 100.000 ans.... Difficile d'imaginer qu'un tel animal ait pu un jour venir jusqu'ici et y agoniser. Sans compter que des études ont démontré la présence de rhinocéros laineux et de lion...


Vers l'amont, hormis un premier ressaut sur coulée, 2 traversées en MC et une ou l'autre cordes à nœuds,  la progression est un long crapahut dans un vaste conduit unique comme on a peu souvent l'occasion d'en rencontrer sous terre et surtout sur une telle distance. Du moins dans nos contrées.


Il faudra parcourir ainsi près d'une borne avant de croiser l'affluent de l'Oasis et son minuscule point d'eau. A ce sujet, emportez suffisamment à boire, on sue des gouttes, même salopette baissée (conseillé).



D'ici, après avoir bifurqué via la magnifique galerie de l'As de Pique voyez le profil sur la photo), il faudra encore progresser sur +/- 500 m avant de traverser la salle de l'Avalanche (bien nommée) et ensuite sur +/-250m pour enfin croiser le l'actif par lequel tout le système a été initialement exploré. Au vu du gabarit du "boyau des billes" qui débouche ici, la rivière des Chailles a certainement donner du fil à retordre aux plongeurs qui ont du la remonter sur quelques 3 km avant d'atteindre le collecteur fossile où nous sommes.



La suite change un peu de style . Un court passage dans l'actif se présente et le cheminement devient nettement plus accidenté, assez chaotique. On parcourt ainsi plus d'un demi km jusqu'à un dernier volume plus large que haut, la salle du Putch. Ici tout au bout, on évitera de s'engager trop loin sur l'esplanade qui présente des formations de boue non protégées qu'il serait malheureux de piétiner.



Arriver ici aura déjà demandé à 8 personnes par loin de 5heures. Après une pause de 30 min, nous consacrons encore une demi-heure à visiter sur 250 m la galerie menant au réseau de la Porcelaine. C'est l'occasion d'admirer quelques décors qui valent le crochet. Au vu de la topo, aller plus amont devient une autre parie de manches. Mais pourquoi pas à envisager en prévoyant un bivouac (4 étoiles) ?



Le retour s'impose et demandera une paire d'heures pour revenir au bas des puits, et encore une autre paire d'heures pour remonter en déséquipant, de manière à sortir avant la nuit tombante, après un TPST d'une dizaine d'heures. 


Participants : PasC7al, C7hristophe, JaC7k, Robert de terre, Mathieu, Marjo, Thomas + Charlotte et Sylvain (RCAE)


Restait plus qu'à rentrer à Marigny Cahouët, à quelques 50min de route de là, où nous avions notre pied à terre . Un petit village on ne peut plus typique du coin, en bordure du canal de Bourgogne, où les parents de Charlotte offre aux passants du "camping au jardin" et mettent aussi à disposition une grange aménagée sommairement . MERCI à eux pour leur hospitalité et leur gentillesse. Voir Ferme de le Cure









Pour en savoir plus sur  sur la cavité, un lien vers
le site dédié

et un autre vers
le bulletin "Sous le Plancher" du SC Dijon


C-R Jack

lundi 26 décembre 2016

Boue-din de Noël 2016



Traditionnellement, bon an mal an, C7 organise fin d'année son "boudin de Noël. 

Il s'agit de se retrouver entre amis spéléos dans un endroit choisi pour partager un bon moment ensemble. A table (quand il y en a une !), on dresse quelques victuailles où le boudin de Noêl est la spécialité du moment, accompagné bien-sûr de liquide pour bien le faire passer, le tout avec modération :-)


Cette année, après les reptations dans le Trou Riga dans l'après midi,  nous avons eu la chance de pouvoir faire ça en soirée aux Grottes de Hotton, avec la bénédiction de la Direction que nous remercions vivement. 


Vue du Balcon (photo Vig/Abyss/JNS2010)
Avec en apéro, la visite du parcours touristique commentée par un guide inhabituel mais qui connait les lieux mieux que quiconque : l'entrepreneur spéléo qui début des années 2000 a aménager le réseau inférieur de la grotte.

C'est donc la vision technique qui fut le fil conducteur de la visite, avec la mise en évidence des exigences liées à l'exploitation touristique, à la sécurité et ses normes obligatoires, tout ça relevé de quelques croustillantes anecdotes. 

Et à la sortie, dans le hall, sans chichis, après la dégustation de moules fraîches, nous sommes passés au plat de consistance : les boudins de Noël, cette fois fournis en produits locaux par un artisan en circuit on ne peut plus court ! Un vrai régal. Et ce n'est pas les participants (ils se reconnaîtront) qui diront le contraire.

A découvrir via quelques modestes photos (L* et Jack) commentées regroupées ci-dessous :










 (touche F11 pour bien profiter du plein écran)
(sur fond de Led Zeppelin)


Merci à la boucherie Doyen-Kersch (Jemelle/Rochefort).